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Psyché & Société

Blog, Podcast,

Ressources Psy

Bandeau de couverture ©Yann Etienne

Psyché & Société, Blogging

Psyché & Société, un blog où l'on parle psychanalyse bien sûr, mais surtout où l'on s'interroge. En quoi la psychanalyse, qui se réinvente constamment - comme les personnes en analyse ou en thérapie analytique - peut-elle nous aider à mieux décrypter, non seulement notre monde intérieur, mais aussi le monde réel, celui dans lequel nous vivons, nous évoluons. Avec, en toile de fond, cette question : la psychanalyse aujourd'hui peut-elle être un enjeu sociétal, philosophique et politique ? Vaste question dans un monde évoluant à 1000 à l'heure où, pour pouvoir comprendre, il faut savoir se poser.

Pourquoi est-ce si important également à titre individuel ? Parce que ce que nous vivons à l'intérieur d'un groupe (en couple, en famille, entre amis, au travail, en société) peut réactiver d'anciennes blessures et nous ramener à une place qui n'est plus la nôtre. Parce que, en devenant conscients de ces mécanismes, il nous est plus facile d'agir librement.

©Yann Etienne

Notre singularité, notre esprit cririque...

Dans un monde en mutation, où le chaos ainsi que le clivage sont la norme, "l'unique singularité qu'il nous reste est celle de nous tenir intérieurement debout. Fragile chemin qui sera le nôtre pour transformer l'emprise en pouvoir". Cette phrase n'est pas de moi, psychanalyste ; elle est de la politologue et essayiste Asma Mhalla (Cyberpunk, éditions du Seuil, 2025). Elle résume à elle seule à quel point psyché et société sont liées.

En psychanalyse, on pourrait parler de régression forcée vers l'oralité (chacun étant, potentiellement, dévorant ou dévoré) et bien-sûr de régression forcée vers l'analité (via diverses tentatives de contrôle et de domination nous renvoyant à la façon dont notre narcissisme secondaire s'est construit dans notre rapport à l'autre - cet objet / ce sujet aimé et haï - et nous renvoyons donc à la façon dont nous nous sommes construits et dont nous nous construisons encore en tant que sujet).

C'est dans ce terme, sujet, que réside la clé... un sujet, non pas utile objet de fantasmes mais pensant, indépendant, avec ses désirs propres... Considérer l'autre et se considérer soi-même comme sujet pensant, c'est ouvrir la voie à l'inattendu de la rencontre et au plaisir partagé. C'est non seulement le seul moyen de vivre harmonieusement avec soi-même mais aussi de vivre ensemble, de faire société.

Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage bleu Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage bleu ©Yann Etienne

Boostés par des articles détaillés

Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage bleu Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage bleu ©Yann Etienne

Des dossiers complets

©Yann Etienne

Psyché & Société, Podcast

Psyché & Société est une série de podcasts mettant en récit et croisant les témoignages de celles et ceux qui osent se poser pour réfléchir à comment la société, et ses évolutions, influence leur intimité ou leur psychisme… et vice-versa. De ces influences mutuelles naissent des fêlures, des bifurcations, des réinventions permanentes. A travers ces témoignages croisés apparaissent, comme en séance de psychanalyse ou de psychothérapie, des liens, des similitudes, des dissonances, des esquisses de solutions ou des solutions.

Au fil des épisodes, Psyché & Société, le podcast, nous invite à une rencontre avec nous-même à travers la rencontre des autres. Ces autres dont les voix nous deviennent familières au fil des épisodes. Ces autres qui nous parlent, sur une saison, de leurs parcours, de leurs ressentis, de leurs croyances, de leurs certitudes, de leurs doutes face aux évolutions d’une société qui semble lancée à 1000 à l’heure. Ces autres qui nous incitent à revisiter notre propre parcours et à nous réapproprier un récit individuel, familial ou sociétal. Parce qu'il ne tient qu'à nous de conserver notre esprit critique.

À écouter un jeudi sur deux, dès début 2027.

Disponible sur les pages de Psyché & Société bien-sûr mais aussi sur vos plateformes de podcasts préférées.

Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage vert ©Yann Etienne

Quand l’IA...

... Bouscule nos métiers passions

L’IA, encore confidentielle il y a quelques années, s’infiltre partout. Nous l’avons utilisée pendant longtemps sans le savoir, nous l’utilisons aujourd’hui de façon plus consciente. Au travail ou dans notre quotidien pour avoir rapidement une réponse à une question que l’on se pose.

Au travail, parmi les personnes touchées dès le départ, une classe intellectuelle ayant choisi pour métier le dessin ou l’écriture - des métiers dits passions. Des personnes qui ne s’attendaient pas vraiment à ce qu’une évolution technologique vienne faire leur boulot à leur place, qui ont parfois mis du temps à saisir l’ampleur de la révolution en cours. Retour sur des parcours croisés, des trajectoires brisées pour certaines, des vies à réinventer. Un retour car, ces parcours, vous les avez peut-être croisés au fil des articles de notre dossier sur l'IA et la créativité au travail. Certains de leurs mots vous ont peut-être interpellé. Vous avez peut-être même imaginé leur voix. Vous avez laissé divaguer votre curiosité. Découvrez désormais leur timbre, leurs intonations, leur phrasé.

Place à leurs témoignages. À 35, 46, 47, 48, 51 ou 58 ans. Rédacteur, traductrice, éditrice, décorateur pour le cinéma d’animation, peintre en tous genres, ancien graphiste. À quel moment ont-ils décidé de faire de leur passion un métier ?

Première saison à retrouver dès début 2027 un jeudi sur deux sur sur les pages de Psyché & Société et sur vos plateformes de podcasts préférées.

Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage vert ©Yann Etienne

Psyché & Société, Ressources

Ci-dessous, quelques précieux outils pour nous permettre de nous construire toujours plus en tant que sujets. Des ressources ou plutôt des pistes de réflexion. Des supports à explorer encore et encore. Comme notre corps d'autant plus important en ces temps virtuels. Comme notre parole, pleine, à contre-sens de la culture du vide ou de l'absurde véhiculée par les réseaux sociaux / le web / l'IA mais aussi parfois comme notre silence là encore à contre-courant du bruit médiatique, de la surinformation, de l'attention (ou inattention) continuelle.

Cela ne veut pas dire ne pas utiliser les outils numériques, mais les penser pour ce qu'ils sont, de simples outils. Et les interroger pour nous en éviter les écueils, écueils d'autant plus importants que leur toxicité potentielle est décuplée par leur caractère intrusif, massif et par la rapidité de leur exécution. Extimité non réellement librement consentie, identités multiples et dépersonnalisantes, angoisse de morcellement, faux-self, possible effondrement psychique, fantasme de toute-puissance débridé sont des risques que nous devons considérer pour nous-mêmes et en tant que société si nous voulons faire de ces outils du 21ème siècle des supports de notre créativité et sortir d'une servitude volontaire annoncée.

©Yann Etienne

Le corps...

Ressource originelle

"Notre corps est langage dès l'origine", il fonctionne "comme un langage", pressentaient déjà au siècle dernier les psychanalystes Nicolas Abraham & Maria Torok ( L'Ecorce et le Noyau, Flammarion). Si notre corps peut être le lieu de manifestations de notre anxiété ou de somatisations, il est aussi une formidable ressource. Et, en ce 21ème siècle troublé, il est notre première arme de résistance, dit Asma Mhalla ( Cyberpunk, éditions du Seuil)... ou de ce que les psychanalystes nomment sublimation. "Si le virtuel est la norme, alors résistez par le réel, par les corps, la sensualité, les amours, les amitiés, les rencontres, les liens, les balades, le théâtre, le cinéma, les cafés, le toucher, les vagabondages, l'imaginaire (...). Fabriquez de l'espoir, de l'humanité, de la liberté", écrit Asma Mhalla.

Parole, écriture, dessin, peinture, théâtre, danse, marionnettes, modelages... toutes ces formes créatives / artistiques (avec ou sans accompagnement thérapeutique ou art-thérapeutique), qui sollicitent le corps, favorisent le lien à soi et à l'autre. En dédramatisant non seulement l'erreur mais aussi la relation à l'autre, le processus créatif participe à faire accepter le changement, à amorcer une transformation. Seuls, en famille ou en groupe, autorisons-nous ces espaces de liberté.

La voix...

Un instrument à part entière

Difficile de décorréler la voix de la parole, des mots. Notamment en psychanalyse et en thérapie. Pourtant la voix en tant que telle est riche de sens. Son timbre, ses intonations, sa rythmique, son volume, son aspect aigu ou grave sont autant de paramètres que l'on module, consciemment ou inconsciemment, dans notre relation aux autres. Partie intégrante du corps, caisse de résonance, on ne s'entend jamais comme les autres nous entendent. Laquelle des deux est notre « vraie » voix ? Celle que l'on croit être la nôtre depuis l'enfance ? Celle que les autres perçoivent ? Et quand notre voix change, comme à l'adolescence pour les garçons notamment, qu'est-ce qui se passe ? Ou quand on a la voix de l'un de nos parents, particulièrement au téléphone... Ce téléphone, que l'on a jamais eu autant dans la poche et auquel on refuse quasiment de répondre... paradoxe de notre société moderne.

Parole, écriture et dessin...

Un pouvoir sous-estimé

Aujourd'hui, les mots sont trop souvent vidés de leur sens que ce soient par des éditorialistes voire mêmes des journalistes peu consciencieux qui sortent du cadre certes utopique mais déontologique de la neutralité de l'information, par des professionnels du marketing et des données qui souhaitent nous (re)tenir le plus longtemps possible pour nous cibler de manière mercantile et par des politiciens qui nous rappellent des temps bien sombres de l'Histoire. Nous nous sommes habitués à ce qu'un mot soit sorti de son contexte et de son sens premier. Nous nous sommes habitués à ce qu'un mot soit employé pour exprimer le contraire de son sens originel. Ne doutons pas du sens des mots, sortons d'un état de quasi sidération.

Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage orange Psyché et société, ressources psycho, articles, esprit blog par Gwenaelle Lepeltier Psychanalyste - Illusration Collage orange ©Yann Etienne

Les photos à l'ère numérique...

Des outils saisissants

Si la photo est toujours une façon particulière d'enregistrer un événement, en général positif (de le laisser imprimer sa trace), elle devient aussi, avec le numérique, une mise en scène consciente de soi-même. Avec le numérique, cette mise en scène narcissique de nous-mêmes que l'on partage avec le plus grand nombre est omniprésente (les photos ont migré des albums papier – circonspects, limités – vers les téléphones portables, les ordinateurs, les réseaux sociaux et leur multitude). Par ailleurs, on ne passe plus forcément par un tiers (un photographe professionnel, un père, une mère, etc.) pour se représenter soi (sauf, peut-être, de façon symbolique pour immortaliser de grands moments de vie que sont un mariage ou une naissance). Avec l'image numérique, on a la possibilité de se mettre en scène soi-même encore et encore dans un remaniement constant de son identité. Avec l'intelligence artificielle, on peut même créer une image de soi qui n'a plus rien à voir avec le réel. Entre désir d'extimité et avènement d'un espace ni tout-à-fait réel, ni tout-à-fait imaginaire, ni tout-à-fait symbolique parfois profondément utile (on pense ici à la photo professionnelle LinkedInsable) apparaît le risque de chaos, de morcellement de soi... et peut-être, au final, d'emprise. Car l'ère du numérique et de l'IA est aussi celle de notre servitude volontaire.

Revenir à nos photos, quelles qu'elles soient (tirées sur papier, numériques, voire même augmentées à l'IA), permet de réinterroger ces espaces... et de prendre conscience de ce risque. Sommes-nous sensibles à ces situations d'emprise ? Cherchons nous à nous conformer pour éviter le rejet ? Y a-t-il des traces dans nos photos de famille ? Regardons les, chez nous ou accompagnés dans un cabinet de psy. Sélectionnons quelques photos (que l'on a prises soi, qui ont été prises par d'autres, que l'on choisit librement... jusqu'à parfois n'en garder qu'une) et interrogeons nos liens initiaux, nos constructions transgénérationnelles...

©Yann Etienne